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Découvrir le Rove

Le Rove et le Conservatoire du Littoral, une histoire commune de 40 ans…

« Parce qu’il n’y a rien de plus riche que l’environnement » martèle Georges Rosso qui a accueilli 200 gardes du littoral dans le cadre des 40 ans du conservatoire du littoral ainsi qu’une soixantaine d’étudiants de l’Université d’Avignon.

200 gardes du littoral à la découverte du site Au mois de novembre dernier, le conservatoire du littoral a célébré ses 40 ans au Rove là où dans les années 70, les élus avec Georges Rosso en tête et la population s’étaient opposés pour faire capoter le projet immobilier Amerove qui prévoyait la construction d’une ville balnéaire de 65 000 habitants !

C’est devant la désormais célèbre route bétonnée « dite Pompidou », porte d’entrée du massif du Rove en direction de la mer, que le maire Georges Rosso accompagné de son premier adjoint Gérard Guissani, a accueilli la délégation de 200 gardes du littoral venus de toute la France, et des responsables du conservatoire du littoral et de l’ONF, rassemblés dans le cadre des 40 ans du conservatoire du littoral qui se déroulaient sur trois jours.

«La visite des collines du Rove était incontournable car c’est ici que tout a commencé» ont indiqué les représentants de l’ONF et du conservatoire. «La commune du Rove a valeur d’exemple pour les actions menées en terme de protection de l’environnement comme l’ont révélé les travaux de ce 40ème anniversaire.»

Pour rappel, le Rove dispose aujourd’hui d’un site classé (depuis le 20 juin 2013) de 2000 hectares sur les 2300 que compte la commune (soit 87% du territoire). C’est le fruit d’une volonté municipale où Georges Rosso fait figure de précurseur. Le conservatoire du littoral a fait l’acquisition des terrains au début des années 80 à la demande du maire. La commune en est devenue gestionnaire et le maire y applique depuis ses pouvoirs de police.

Mais comme l’a rappelé Georges Rosso, « la défense de l’environnement est un combat permanent où il a fallu beaucoup de détermination et de courage pour arriver à faire échouer les projets immobiliers qui voulaient faire du Rove une cité balnéaire de 65 000 habitants. C’était un projet pharaonique, sans limite, où ils voulaient construire immeubles, routes, stade, lac artificiels, et j’en passe, à travers les collines du Rove. C’était le bétonnage à outrance. Ils avaient même commencé à bétonner une route de plusieurs kilomètres sans autorisation.
Il a fallu se battre contre la grande finance et les promoteurs qui étaient l’ennemi numéro 1 pour notre environnement. Et nous avons réussi.
Nous restons quand même vigilants car cela reste un combat permanent. Mais nous pouvons être fiers du travail accompli et de ce que nous transmettons à nos enfants. »
Les participants visiblement impressionnés par la beauté des lieux avec cette vue imprenable sur la rade de Marseille l’ont surtout été par les propos et les actions menées par Georges Rosso pour préserver l’environnement avec le classement du site, la création du parc marin et des classes de mer, la réintroduction des chèvres dans le massif, la protection de l’aigle de bonelli, l’acquisition des terrains et des forts de Niolon par le conservatoire, etc. Ils l’ont fortement applaudi et chaleureusement salué à l’issue de cette rencontre.

Rencontre avec les étudiants
Dans le cadre d’un voyage d’étude pour comprendre les enjeux d’aménagement des communes littorales et rétro-littorales de la Côte Bleue, des étudiants de géographie de l’Université d’Avignon (55 au total) accompagnés de leurs professeurs,Laure Casanova Enault, maître de conférences, de Bénédicte de la Guérivière, et de quatre doctorants, se sont rendus au Rove pour rencontrer le maire Georges Rosso.
Cette rencontre s’est tenue lundi 9 novembre dans la salle du conseil municipal.
Accompagné de son premier adjoint, Gérard Guissani, le maire a répondu aux nombreuses questions des étudiants de 2ème et 3ème année de la Licence Géographie – Aménagement de l’Université d’Avignon. Les thèmes abordés ont été la stratégie de protection des espaces naturels de la commune, ses enjeux d’aménagement ainsi que ses projets pour l’avenir.
Les étudiants et leur professeurs qui s’étaient rendus préalablement sur le site de la route «Pompidou» ont été ravi de l’accueil et des réponses apportées par le maire et son premier adjoint.

Le Conservatoire du Littoral, le Rove et la Côte Bleue
Avec près de 2000 hectares, Le Rove possède le plus grand territoire préservé de la Côte Bleue.
On y recense une flore et une faune « exceptionnelles » notamment un troupeau de 400 chèvres du Rove, mais aussi des espèces protégées comme l’aigle de bonelli, le grand duc et autres rapaces. Classé en juin 2013, site classé, le Rove par sa géographie est fortement exposé aux risques d’incendies, pas moins de 75 entrées de site et des dizaines de kilomètres de pistes sont recensées. La municipalité qui est gestionnaire des terrains du conservatoire emploie d’importants moyens pour préserver son territoire. Elle a recruté depuis quelques années un garde du littoral qui a pour mission principale la surveillance du massif.
Troisième plus vaste site du Conservatoire du littoral en région PACA, la Côte Bleue avec 3407 hectares appartenant au conservatoire du littoral offre une immense fenêtre littorale de nature préservée sur 10 km de côtes, aux portes de Marseille.
Entre mer Méditerranée et étang de Berre, la chaîne de la Nerthe, encore appelée « chaîne de l’Estaque », est un massif calcaire typiquement méditerranéen sur lequel alternent calanques, falaises, vallons et plateaux couverts de garrigue en « peau de léopard ». Ses hauteurs offrent de spectaculaires vues panoramiques sur les îles du Frioul ainsi que sur Marseille et ses calanques. Enfin, restanques, cultures et pâturage extensif caprin, qui marquent encore par endroits le paysage de la Côte Bleue, sont de véritables témoins culturel et historique des activités agricole et pastorale ancestrales sur ce site. Les calanques de Niolon et de la Vesse restent une destination prisée des estivants.