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Le Rove se souvient

Mercredi matin, il y avait foule devant le monument aux morts du Rove pour commémorer le 97ème anniversaire de l’Armistice.

De nombreux habitants, élus et responsables associatifs avaient répondu présents à l’invitation du maire Georges Rosso qui, après le défilé jusqu’au cimetière et le dépôt de gerbes, a fait une allocution remarquée.

DISCOURS DE GEORGES ROSSO,

MAIRE DU ROVE DEVANT LE MONUMENT AUX MORTS LE 11 NOVEMBRE 2015

"Mesdames, Messieurs les élus,

Mesdames, messieurs,

Le 11 novembre 1918 est et restera à jamais l’une des dates majeures et emblématiques de l’histoire de la France.

Avec celles du débarquement du 6 juin 1944, et de l’Armistice de 1945, elle figure parmi les heures glorieuses et décisives qui ont tracé le destin de notre Pays.

L’Armistice signée ce jour-là à Rotonde, il y a 97 ans consacrait la Victoire éclatante de la France et de ses alliés.

Elle mettait aussi fin à un conflit d’une dureté inconnue jusqu’alors pour les combattants comme pour les populations civiles.

Le 11 novembre, la nation a rendez-vous avec elle-même, dans la volonté d’unité qui surgit des profondeurs de l’histoire et que conforte, à la réflexion sur le passé et ses enseignements.

Cette journée du souvenir nous permet de rendre hommage à tous les anciens combattants et à toutes les victimes de guerres et particulièrement celles de 14/18.

Rendre hommage aux sept rovenains inscrits sur notre monument aux morts :

GOUIRAN Félix mort à 21 ans,

GOUIRAN Armand, mort à 23 ans,

GOUIRAN Marius, mort à 26 ans,

BONNET Ferdinand, mort à 27 ans,

LIEUTAUD Henri, mort à 28 ans,

BONNET Louis, mort à 30 ans,

GOUIRAN Paul, mort à 30 ans.

Ces hommes avaient à peine 26 ans de moyenne d’âge.

Dans cette guerre, la jeunesse a payé un lourd tribu.

La France n’oublie pas non plus les victimes des guerres d’Indochine et d’Algérie, guerres coloniales souvent mal comprises parce que situées hors métropole mais guerres meurtrières et cruelles.

En cette journée nationale du souvenir, c’est encore l’occasion pour les françaises et les français de confirmer leur esprit de défense qui se  fonde sur le civisme et traduit notre conscience d’une identité commune, notre appartenance à une communauté qui transcende les intérêts particuliers.

La guerre économique et financière déclarée par le gouvernement actuel contre les 36 000 communes de France les obligeant à rembourser les milliards de cadeaux consentis aux multinationales en est un exemple flagrant.

Dans la perspective des échéances électorales des régionales qui vont se dérouler le mois prochain, les citoyens qui souffrent ont un rôle à jouer pour mettre en œuvre de multiples résolutions et engagements.

Le travail de mémoire ramène à l’essentiel du sens de la portée de la citoyenneté, à ses devoirs miroirs des droits.

Les droits sont des situations fragiles au destin souvent incertain et le monde qui se révèle à nous chaque jour le confirme.

Comment ne pas être interpellé par les évènements qui se passent en Syrie où cette guerre qui n’en finit pas jette des milliers de migrants sur les routes et sur les mers où meurent des milliers de personnes femmes et enfants.

Affirmer la condamnation du terrorisme qui est la négation même d’une libération humaine est notre devoir.

Les organisations humanitaires voient se développer souvent impuissantes un situation catastrophique pour les populations.

Aujourd’hui plane encore la crainte d’une guerre bactériologique, la plus injuste, la plus inhumaine, qui frappe tout le monde et où personne n’est à l’abri.

97 ans après, avons-nous tiré tous les enseignements des épreuves que notre Pays, que le monde ont du approuvé.

Plus que jamais, face à ceux qui ne veulent pas tenir compte de l’Histoire, la vérité et la mémoire sont indispensables à la sauvegarde de la Paix.

En ce 11 novembre, les françaises et les français doivent savoir se rassembler au-delà de ce qui les divise, pour suivre l’édification dans la tolérance et la fraternité d’une France, d’une Europe, d’un monde de Paix, de justice et de Liberté."

FIN DU DISCOURS

(Minute de silence)