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Une riche soirée littéraire entre poésie, mémoire et culture aborigène
Vendredi dernier, la municipalité et la médiathèque municipale René Blanc ont organisé à la salle des fêtes une rencontre littéraire avec la Rovenaine Marie-Christine Masset, autour de Kevin Gilbert et de son recueil Le Versant noir.
Avec 40 participants et la présence du maire Paul Sabatino et de son adjoint à la culture, Francis Montalban, la soirée animé par Gaëlle Gamblin a rencontré un vif intérêt auprès de l’assistance. Le thème de l’Australie, de la culture aborigène et des peuples des Premières Nations a sans doute contribué à éveiller la curiosité du public, qui s’est montré particulièrement attentif et intéressé tout au long de la rencontre.
L’autrice a consacré l’essentiel de son intervention à Kevin Gilbert, poète, écrivain, artiste et militant aborigène australien aujourd’hui disparu. Elle a retracé son parcours, son engagement, mais aussi la violence de l’histoire vécue par les peuples aborigènes@ d’Australie et la permanence de certaines de ces blessures.
La soirée a été particulièrement marquante par la lecture de plusieurs poèmes extraits du Le Versant noir. Des textes puissants, parfois difficiles, qui donnent à entendre la douleur, la colère, la dignité et la résistance. À travers eux, Kevin Gilbert exprime l’amour profond d’un homme pour son peuple et pour sa terre, tout en dénonçant avec force les injustices, les violences et les souffrances subies. Dans ce recueil, il laisse aussi une place à d’autres voix que la sienne, à d’autres vies et à d’autres expériences, qu’il fait entrer dans la poésie.
L’intervenante a également rappelé que ces réalités ne relèvent pas uniquement du passé. À l’appui de chiffres actuels particulièrement effarants, elle a montré combien certaines situations, notamment celles qui touchent les plus jeunes, restent encore aujourd’hui d’une brûlante actualité.
Le public, très attentif, a prolongé la rencontre par de nombreuses questions. Ces échanges témoignent à la fois de l’émotion suscitée par les lectures et de la découverte, pour beaucoup, d’une histoire encore largement méconnue.
La soirée a ainsi pleinement rempli son rôle de transmission. Comme cela a été rappelé en conclusion : « Kevin Gilbert écrivait pour que certaines voix ne soient pas effacées. Grâce à la poésie, et grâce à celles et ceux qui la transmettent, elles continuent de circuler. »
C’est exactement ce qui s’est passé ce vendredi soir autour de Marie-Christine Masset.
Le Rove











